AIEO - Congrès 2008 - Aix-la-Chapelle


La Mairie d'Aix-la-Chapelle

 



 

Réception par la

Ville d’Aix-la-Chapelle

 à la Mairie

 

Mercredi

27 août 2008

 

18h30

L’apparence actuelle de l’Hôtel de ville est le témoignage de plusieurs siècles d’Histoire. Des parties de la tour Granus, datant de l’époque de Charlemagne, sont conservées devant la façade est. Le château impérial d’Aix-la-Cha-pelle était le préféré de Charlemagne, qui en fit sa résidence permanente à partir de l’an 800. Il appréciait particulièrement les sources de la ville durant l’hiver. La tour Granus, édifiée vers 788, atteignait jusqu’à 20 mètres de hauteur. En 1330, elle fut agrandie de 14 mètres. Son aspect actuel date de 1978. La tour est, après l’édifice central de l’église Sainte-Marie, la plus grande construction entièrement conservée du temps de Charlemagne.

Au XIVe siècle, l’Hôtel de ville gothique, avec au premier étage la salle des couronnements, devenue salle des fêtes, fut érigé sur ce qui restait des murs de fondation du palais carolin-gien. A l’heure actuelle, on peut y admirer les répliques exactes de joyaux de l’empire conser-vés au Trésor impérial de Vienne, dont l’évan-géliaire impérial – un autographe de l’École de la cour de Charlemagne –, la bourse de Saint Stéphane (Stephansbursa), le sabre de Charlemagne, la couronne impériale, le globe impérial ainsi que plusieurs épées, qui rappellent les 38 couronnements qui eurent lieu à Aix-la-Chapelle entre 936 et 1531.


 

M. Georg Helg, historien spécialisée dans l’histoire de l’hôtel de ville et co-auteur, avec Jürgen Linden, du livre Vom Kaiserglanz zur Bürgerfreiheit, Das Aachener Rathaus – Ein Ort geschichtlicher Erinnerung,  fournira quelques explications sur le génie des lieux dans le cadre de la réception à la mairie.

 

La façade nord (côté marché)

 

Les façades extérieures de l’Hôtel de ville sont ornées de 50 statues de souverains allemands, dont 31 couronnés à Aix-la-Chapelle. La façade nord, côté marché, est richement décorée et vaut particulièrement le détour. Le Christ en Majesté, au-dessus de l’entrée principale, est une manifestation évidente de la conscience chrétienne. A sa droite, on peut observer Charlemagne portant la maquette de l’église Sainte-Marie, et à gauche, le Pape Léon III.

 

La salle des couronnements

La salle des couronnements ou salle impériale, était l’endroit où se tenaient les banquets du couronnement. Aujourd’hui encore, d’éminentes personnalités du monde politique et économique s’y réunissent annuellement pour l’attribution du prix Charlemagne. La salle, voûtée et structurée par de larges piliers, occupe l’entièreté du premier étage. Les peintures de la voûte datent de 1978. Le sculpteur Ewald Mataré conçut les fenêtres de la salle et plusieurs des portes du bâtiment.

 


 

 

Les fresques de Charlemagne

 

On ne sait rien de la peinture originelle de la salle (vers 1330). Elle a en effet été remplacée par des aménagements baroques. Un nouveau visage a été donné à la salle lors des travaux de restauration au XIXe siècle. Le peintre aixois Alfred Rethel devait peindre huit fresques représentant des scènes de la vie de Charlemagne mais, arrivé à la moitié de son travail, il tomba malade et c’est son assistant, Josef Kehren, qui réalisa les quatre dernières fresques d’après les modèles laissés par le peintre. Pendant la guerre, trois de celles-ci furent détruites. Les fresques de Rethel furent quant à elles sauvées.

 


 

 

(c) Fotos: A. Herrmann


 

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